Telle

...

mercredi 4 novembre 2009

Dense légèreté

DSC00010A ce moment-là, le soleil réchauffait mes bras, ravivant des sensations déjà oubliées. 

Le corps du bébé pesait un peu sur mon dos tandis que je taillais des bambous. Il venait de s'endormir.

Les garçons, juchés dans l'arbre vert, celui qui tache les vêtements, discutaient sérieusement l'issue de leur jeu.

A ce moment précis, je me suis dit que pour rien au monde je n'aurais voulu échanger la vie qui se jouait là.

Et, de même qu'on porte machinalement la main à un talisman, je me suis répété plusieurs fois cette observation. Comme si elle avait le pouvoir de contrebalancer la douloureuse période où j'avais exactement ressassé l'inverse.

 

Posté par telle à 05:29 - ... aux nombreux plaisirs - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

C'est bien que tout cela soit passé...;)

Posté par &fée-mère, jeudi 5 novembre 2009 à 08:48

les hauts, les bas et... le tout qui s'équilibre à l'échelle de la journée, du mois ou peut etre... de la vie... Mais les plus belles mers sont celles qui subissent les marées, non ?...

Posté par marie&co, jeudi 5 novembre 2009 à 08:55

Une vie plate et monotone ...voilà qui serait bien pire sans doute et qui nous ferait fuir .
Mais je t' accorde que la vie est plus sereine quand la mer est basse!

Je t' embrasse très fort

Posté par C de P in Paris, jeudi 5 novembre 2009 à 13:18

Telle,
Je t'embrasse très fort. Bon courage.

Posté par Fauvette, jeudi 5 novembre 2009 à 13:50

Je me reconnais tellement dans ce que tu décris là . merci pour tes mots si justes toujours .

Posté par so, jeudi 5 novembre 2009 à 14:52

ça... et puis son contraire! Je te suis aussi, oh... que je te suis!

Posté par la sardine, jeudi 5 novembre 2009 à 16:55

juste une histoire de filtre, ravie que tu en aies changé la teinte...
(et je t' imagine te frayant un chemin parmi les bambous avec ton bébé sur le dos, la main sur la machette...)

Posté par Stéphanie, jeudi 5 novembre 2009 à 21:55

A ce moment précis, je me suis dit que... je venais de lire cela, juste hier au soir, ce moment dont tu parles, ce moment hors du temps où tout bascule sous le poids aérien de l'évidence. Ces vers d'Octavio Paz que j'essaie de traduire : Au coeur du temps est un autre temps / Tranquille / Sans heures ni poids ni ombre / Sans passé sans futur / Simplement vivant / Comme le vieillard sur le banc / Bien connu identique perpétuel / Nous ne le voyons pas / Il est la transparence

Posté par Franck, jeudi 5 novembre 2009 à 22:16

et se dire que ça peut, que ça va durer...

Posté par Murielle, vendredi 6 novembre 2009 à 10:48

... et se dire que ça ne durera pas... mais que ça reviendra.

Posté par Agathe, vendredi 6 novembre 2009 à 13:12

J'aurais pu écrire ce texte ( si j'avais ton talent ), mais j'éprouve tout à fait ce que tu décris.
J'oscille aussi entre le doux sentiment d'être à ma place et celui d'insatisfaction un peu fuyante, j'ignore moi-même pendant ces moments-là ce qui ne me convient pas précisément.

Posté par nadine, vendredi 6 novembre 2009 à 20:36

C'est ça le vrai bonheur, une prise de conscience fugace..

Posté par osteolala, dimanche 8 novembre 2009 à 00:25

un moment de bonheur fugace qui aide à tenir, plier sans rompre quand la tempête se lève... il y en aura d'autres... comme la tempête, comme ce moment de bonheur... le sel de la vie il parait... :-)

Posté par Le Chat, lundi 9 novembre 2009 à 08:55

Je vis les mêmes moments. Ce bonheur qui est là, si présent, si palpable. Je me dis que non, c'est impossible, il ne peut durer.
Quand tout est paisible, si calme, si évident, chacun à sa place sans heurt, sans cri. Et l'instant d'après tout peut basculer, tout peut devenir un cauchemar où ils se disputent, se tapent dessus, où moi je crie en me disant que non, non et non, ce n'est pas cela que je voulais, où je me dis que je ne veux pas être cette maman-là. Calme et tempête, difficile à gérer.

Posté par Nathalie, lundi 9 novembre 2009 à 21:45

Ils font tellement du bien ces moments où l'on sait que l'on est à sa place.

Posté par ms, mardi 10 novembre 2009 à 09:41

Je parcours pour la première fois ton bog, je lis pour la première fois tes lignes. J'aime ton écriture poétique, tes mots "paysagés", ils me laissent un goût de mélancolie dans le coeur.

Posté par Madame Pouët, mardi 10 novembre 2009 à 13:22

Du moment que ça va mieux, c'est bien.

Posté par Ed, jeudi 12 novembre 2009 à 17:28

Ce moment a eu le mérite d'exister, à défeut d'en faire oublier d'autres. A ccôté de ceu là, il n'en a peut être été que plus précieux.

Posté par marion, vendredi 13 novembre 2009 à 12:40

... réponses... (enfin !)

&fée-mère, je ne sais pas trop si c'est passé. On verra.

marie&co, oh que oui pour les marées ! mais j'aimerais un peu dominer les miennes...

C de P in Paris, ce n'est pas à toi que j'apprendrai ce que signifie être débordée...

Merci Fauvette, moi aussi.

So (urires).

La sardine, ne me suis pas, viens discuter à côté de moi et avançons ensemble !

Stéphanie, c'était un peu moins exotique que La Mère (de Pearl Buck), tu aurais été déçue je crois. Mais je te laisse rêver !

Franck, certains parlent d'épiphanie pour ces moments-là.

Murielle, peut-être que oui, peut-être que non.

Agathe, plutôt comme ça, oui ;-)

Nadine, parfois j'aimerais trouver le mode d'emploi de mes humeurs, comprendre cette chimie.

Osteolala, tu crois ?

Le Chat, on dirait que ça te parle, en ce moment précisément.

Nathalie, quelle difficulté de rester égale dans ces moments-là, sans basculer dans le trop, sans rester dans le pas assez. Et je trouve que c'est encore plus délicat en ce moment (fatigue ?)

Ms, c'est si rare..

Madame Pouët, reviens quand tu veux, tu seras la bienvenue.

Ed, ce n'est pas bien, c'est mieux ;-)

Marion, il y en a eu d'autres, beaucoup d'autres, mais moins ces derniers temps. Il en fut donc plus précieux, oui.

Posté par telle, vendredi 13 novembre 2009 à 22:53

Mes profs de français m'ont toujours interdit de faire des répétitions !

Posté par Ed, lundi 16 novembre 2009 à 22:23

... réponses...

ah, ces profs de français...

Posté par telle, vendredi 20 novembre 2009 à 21:59

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