Telle

...

vendredi 26 juin 2009

Blog vacant

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Blog inoccupé, libre, vide.

Promis, quand je reviens, je réponds aux tags - et aux mails - je publie un billet par jour, je réponds rapidement aux commentaires, je cesse de ne parler que d'enfants - si, si, si, ne le niez pas, j'ai bien senti que je commençais à vous lasser...- bref, je me reprends et le blog devient le même en mieux. Hum hum hum.

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lundi 18 mai 2009

18 mai 2005 - 18 mai 2009

Il y a quatre ans, qu'attendais-je de cet espace insaisissable quand je l'ai ouvert ? Même pas le dixième de ce qu'il m'a offert.

En rencontres d'abord. Qu'un serrement de mains ou deux bises claquantes les ait rendues réelles ou qu'elles soient virtuelles, mes amitiés les plus intimes, je les lui dois.

En confiance en moi aussi, en ma manière de percevoir les gens, les choses et en ma façon de la restituer. Et ça, je le dois à vos commentaires bienveillants. Alors, quand google place mon blog en premier résultat de la recherche "beau texte avec de beau mots" [sic], j'exulte de rire !

beau_texte

En acceptation de moi-même enfin, je parviens peu à peu à me détacher de l'opinion des autres sur moi. J'assume de mieux en mieux celle que je suis et surtout toutes celles que je ne serai jamais. J'essaie de me montrer telle que je suis, parfois légère, joyeuse et comblée, parfois triste, inquiète ou malmenée. Au début, je craignais que quelqu'un de la vraie vie me reconnaisse. A présent, je me demande "et alors ?".

Alors, ce blog, qui me permet de m'arrêter pour regarder et apprécier ce que j'ai, qui me murmure que la vie me donne ce que j'attendais, je le garde encore un petit peu.

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mercredi 10 septembre 2008

Pas de différences

Quand j'avais huit ans, j'étais une élève modèle. En CE1, la maîtresse, c'était ma maman. Elle me félicitait quand je donnais la bonne réponse, mais pas trop, en tout cas moins que les autres. Il ne fallait pas faire de différences.

Quand j'avais huit ans, j'étais une enfant méchante. A peine avions-nous franchi le portail de l'école que je jetais au visage de ma petite soeur mon cartable bien lourd.

Si j'ai un souvenir franc de la chaleur qui cuisait mes joues et me faisait baisser la tête quand j'appelais "maman" la maîtresse, je n'ai aucune mémoire de la main impatiente et fatiguée qui devait s'abattre sur mes joues rougies au milieu du passage piétons. Pourtant je revois nettement le portail de bois et la route déserte qu'il fallait traverser pour rejoindre la voiture.

Toute la différence repose dans la mémoire familiale, ces histoires anodines que l'on raconte encore à la fin des repas, au milieu des miettes et des serviettes chiffonnées. Je frappais ma soeur, avec constance et application. Que je n'en garde aucun souvenir ne change rien à l'affaire.

1985

Aujourd'hui, je me délecte à le lecture de quelques blogs qui subliment le quotidien ; j'envie le talent de ces dames qui savent chaque soir tirer le suc vivifiant de leur journée pour garder une trace ténue du fil des jours qui tire leurs enfants vers un ailleurs où elles seront moins là.

J'admire leur projet et, néanmoins, pour ma part, ne cesse de m'en détacher. Par peur de glacer une image qui l'emporterait sur l'expérience vécue par les enfants. De crainte d'arrimer leurs souvenirs aux miens qui, lestés du poids des mots, auraient valeur de vérité. Inquiète si je leur inculque l'idée que ce qui est vécu n'a de valeur que représenté.

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lundi 14 juillet 2008

Tandis que certains se reposent au soleil,

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je m'efforcerai quant à moi de ne pas m'endormir...

et je vous reviens avec un billet à la David Lodge

A l'annexe, il est aussi question de chat et de sommeil, à croire que je ne pense qu'à ça ces temps-ci.

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jeudi 6 mars 2008

Natures et fonctions

Ce que j'aime dans les blogs, c'est qu'ils nous donnent à lire la production d'un individu, sans distinction d'âge, de sexe, d'apparence, de préférence sexuelle, d'origine géographique, de religion, de niveau social ou que sais-je encore.

Nul n'est jaugé sur ces critères extérieurs. A travers le blog, c'est un style, une vision du monde, un tempérament, une manière de vivre qui m'attirent et me tiennent captive.

Du même coup, des rencontres ordinairement fort improbables peuvent avoir lieu par ce biais, rencontres - concrètes ou non - de personnes dont je me sens proche en dépit de tout ce qui aurait pu nous séparer. Des moments où l'on sent que l'on touche à l'essentiel, des instants de grâce où la communion dans ce qui fait de nous des humains n'a d'égale que l'authenticité des rapports.

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Et pourtant... nul ne peut disconvenir de la création dans son blog d'un personnage dont les pans s'affinent au fil des billets. Ne serait-ce que par l'usage du pseudo. Et cette image de lui, régulièrement, il la trouve trop lisse. Les tags sont alors l'occasion de casser cette image pour en proposer une légèrement plus rugueuse - sinon plus proche de l'originale.

Je n'y ai pas échappé. Bien au contraire. Et je n'en ai pris conscience qu'assez récemment, en discutant avec un blogueur qui trouvait mon personnage sulfureuX (sic). Et comme ma pirouette ne lui convenait pas, il m'a reposé la question. Mais je ne savais que lui répondre.

Et puis je me suis souvenue du moment où j'avais eu besoin de quitter une Telle qui me lassait. C'était juste après la lecture de mes mots par Brigitte Patient. Je ne m'étais pas reconnue dans cette femme bien comme il faut que présentait la journaliste. Je ne pouvais décemment plus être cette Telle-là. Un élément de réponse peut-être. L'autre a été la création d'un blog couture dont l'image convenable et sans aspérité m'importe peu, du moment que je peux continuer à écrire ici. Etrangement, la bipartition a réconcilié deux pans de ma personnalité. 

A travers cette volonté de briser l'image patiemment forgée, je crois que nous exprimons surtout l'envie de ne pas être étiquetés, rangés dans une catégorie quelle qu'elle soit. Uniques mais recherchant le semblable en l'autre, nous aspirons tous à rester inclassables. 

Crédit photo : Hans Hartung, Composition T54-15.

Anecdote du jour : formation à 180 km de chez moi, départ à 7h, retour à 19h, pour apprendre... à créer et utiliser un blog !

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jeudi 25 octobre 2007

Blog et télé-réalité, la prophétie de Jauffret

fragments        "Elle aurait aimé pouvoir donner des interviews, injecter sa petite existence dans tous les cerveaux. Il lui semblait qu'elle aurait mieux supporté sa vie si des millions d'autres l'avaient connue. La célébrité lui aurait tenu lieu de famille, les soirs de grande tristesse elle aurait rédigé des communiqués. Elle aurait saoulé le monde avec les détails de ses matinées transparentes, de ses après-midi insipides, et de ses nuits dépourvues d'événements où elle était enfermée comme dans des boîtes. Réveillée en sursaut à quatre heures du matin, elle aurait appelé une agence de presse pour signaler qu'en ce moment elle avait un mauvais sommeil, et que les médicaments n'y pouvaient rien.

          Il lui arrivait aussi d'avoir des angoisses dans la journée, d'être obligée d'interrompre son repas pour exécuter quelques respirations lentes qui en principe la soulageaient. Quand sa vie lui semblerait trop fade, elle convoquerait une équipe de télévision pour la filmer dans ses déplacements à l'extérieur, ou même chez elle d'une pièce à l'autre et quand elle se faisait cuire un steak à la cuisine pour calmer une subite fringale. Elle leur interdirait de pénétrer dans les toilettes, pourtant un jour elle leur céderait à condition qu'ils ne cadrent que le haut.

          En définitive, elle refusait cette célébrité qui n'arrangerait rien. Elle s'ennuierait, même si on la photographiait à cet instant précis en train de marcher dans le village."

Régis Jauffret, Fragments de la vie des gens, 2000, p. 365-366.

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samedi 6 octobre 2007

Minitel dans les roses (un peu tiré par les cheveux comme titre, j'en conviens)

Comme je ne peux rien refuser à Luciole et puisque Ed me sollicite dans les commentaires (elle va le regretter...), je m'extrais quelques minutes de mon travail pour vous laisser découvrir la bouille de mes premières années.

Allez, un nu pour commencer en fanfare

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Déjà la vocation ?

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Dans une robe cousue par ma maman pour le mariage d'un oncle

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En partant d'un nu, on finit avec un vrai bisou de cinéma, je fais décidément tout à l'envers.

Je passe la main à Rose, Eivlys, Zaboutek, Berlioz, Ed, Fauvette, P'tit crobard et Clothilde, juste parce que je verrais avec plaisir votre frimousse. Aucune obligation bien sûr, mesdames et monsieur, faites-le si ça vous plaît.

Edit du dimanche soir : me croirez-vous si je vous dis que j'ai ressorti ces photos de baisers pour conjurer le temps qui passe ? Pas plus loin qu'hier midi, ma fifille - bientôt 7 ans - m'a glissé sur le ton de la confidence qu'elle faisait dans la cour de récré des bisous avec la langue à son namoureux quand les maîtresses ne les voyaient pas. Et même que ça faisait des bulles...

Et, tiens, au fait, Chondre, plutôt que de regarder la paille dans l'oeil etc., si tu nous montrais ta bouille ? (pour le reste, pas besoin de te prier...)

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vendredi 13 juillet 2007

Vendredi, le 13

Hier soir, en feuilletant mon agenda, histoire de m'assurer que j'étais effectivement en retard dans la préparation des bagages, mon regard fut attiré par la date : Vendredi 13 juillet.

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Oh, non, pas de superstition chez moi !

N'empêche que cette date m'inquiète, sans doute parce que des personnes qui me sont chères l'ont associée à de violentes bifurcations dans leurs vies. Jamais je ne songerais à jouer au Loto tant cette date est pour moi liée aux accidents et douleurs en tous genres.

linge

Mais hier, en regardant cette inscription en haut à droite, je n'ai pas pensé à un improbable malheur. Bien au contraire, m'est revenu en mémoire le vendredi 13 qui avait précédé celui-ci, souvenir précieusement conservé comme un linge ancien au parfum délicat qu'on aurait repassé avec soin.

Hier, j'ai pris le temps de le déplier, de le humer, de le froisser avec tendresse pour mieux m'imprimer de sa texture.

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On a souvent dit des rencontres entre blogueurs qu'elles ont la force de l'évidence et le charme des vieilles amitiés. Le redire encore et encore tend à amoindrir ces vérités qu'on relègue aux lieux communs.

Ce vendredi 13-là, j'ai découvert une enchanteresse du quotidien. 

Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
                        Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.   
(vous l'aurez reconnu)


Edit : C'était LE vendredi 13 heureux. Parce qu'aujourd'hui, avant d'aller chercher grande fille qui revenait (ravie) de colonie, je suis passée acheter de la peinture glycéro marron foncé. Rien de grave, me direz-vous. Surtout si, en me dépêchant, je n'avais pas renversé le pot de 2.5 litres qui s'est immédiatement répandu sur le plancher moquetté de la voiture. Or, il se trouve que c'était la voiture que m'avaient aimablement prêtée mes parents. Au moment où je tape ce billet, j'ai encore les ongles et les bras couverts de peinture chocolat.

Edit 2 : encore du nouveau sur mon blog couture.

Edit 3 : Nous partons pour deux semaines, nous revenons et je repars aussi sec. Autant dire que ce blog va être laissé à l'abandon quelque temps (des messages programmés sur l'autre si ça vous dit). Pas de blogouillage donc, un sevrage qui ne me sera sans doute pas néfaste, d'autant plus qu'il y a de riches rencontres prévues. Je vous emporte avec moi, enfouis entre les livres (Elisabeth Badinter, Lucia Extebarria, Jean Liedloff, Clarissa Pinkola Estés, J.D. Salinger et Michel Leiris, vous n'êtes pas en mauvaise compagnie !). Je vous remercie de votre fidélité. A très bientôt.

Edit 4 : Revenue, presque déjà repartie. Les sacs à vider et à remplir à nouveau. Derrière moi, deux rencontres que je ne me lasse pas de revivre en pensée. Si pleines, si justes. Devant moi, une semaine intense, sans enfant. Du travail mais aussi du bon temps chez ma petite soeur que je vois si peu.

Prenez soin de vous.

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dimanche 24 juin 2007

Sans intérêt général

Clothilde, qui sera pour cela condamnée à une semaine de travaux d'intérêt général, s'est en effet permis de taguer mon blog, espace offert aux regards mais néanmoins privé.

Voici donc sept révélations (secrets a un goût frelaté depuis samedi soir 20h50, non ?) qui, reconnaissons-le, sont d'un intérêt très particulier.

1. J'ai le pied grec.

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2. Le soir de notre huitième anniversaire de mariage, Monsieur G. Tell m'a demandé un timbre pour poster son nouvel abonnement à Playboy et il a vu son adorable épouse se métamorphoser en furie haineuse lui crachant à la figure son mépris pour cette vision réductrice de la femme.

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3. Je n'aime pas boire de l'eau (de là à en conclure que...).

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4. Après des années où je m'engluais dans une timidité pathologique, mes symptômes ont brusquement disparu et, aujourd'hui, mon assurance me met parfois mal à l'aise.

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5. Je me demande souvent ce qui me pousse à écrire ce blog. Il m'oblige à rester devant un écran, il me mange du temps et il prend la place d'autres activités. Mais quand je songe aux trois blogueuses que j'ai vues, je sais que l'une seule de ces rencontres suffirait à tout justifier.   

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6. Je lis avidement et mensuellement un certain magazine enveloppé de plastique noir.

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7. Je crois que je vis mes plus belles années.

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Crédit photo ici et là.

Du nouveau en couture ici.

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dimanche 3 juin 2007

Je me souviens de demain

"Je n'arrive pas à m'imaginer que je vais être adulte, je n'arrive pas à croire que je serai mamie. Je ne sais pas comment je serai."

A ces mots de ma fille, j'ai envie de répondre qu'elle doit profiter de ce laps de temps où tout reste à inventer et où les années à venir - telles des commodes anciennes dans un château inhabité - demeurent mystérieusement tapies sous un épais drap blanc.

J'ai envie de lui dire que j'envie son incertitude et que je voudrais être incapable de m'envisager dans dix ans.

***

Mon rapport au temps s'est effiloché. Je ne suis pas une fille de la campagne, de celles qui courent dans les champs et font des galipettes sur les bottes de foin, de celles qui constatent qu'il y a moins de bottes dans le hangar en juillet qu'en octobre, de celles qui aident à désherber au printemps parce que c'est la saison qui le veut, ni de celles qui voient que les vaches ont en mai des petits qui les suivent goulûment. Elevée dans un lotissement d'une petite ville, je n'ai jamais ressenti dans mon corps le cycle des saisons. J'entendais les adultes parler de la pluie et du beau temps, je ne sentais ni le froid ni le chaud. Tout juste reconnaissais-je l'été aux baignades dans l'océan. Et l'automne à la rentrée des classes. On m'avait désensibilisée, ma vie était inodore, incolore, orientée et linéaire.

***

Chaque jour, je m'attarde sur les plantes du jardin. Si je m'absente quelques jours, je les reconnais à peine. Je m'extasie devant la délicate puissance de la nature. Et je me souviens que c'était la même chose l'année dernière et que ce sera encore et indéfiniment la même chose les années à venir.

Ce blog, par le reflet qu'il me renvoie de ma vie, renforce cette impression de circularité, de retour, de répétition. Tiens, la glycine a encore grimpé le long du chêne, tiens, un nouvel agneau... Et tiens, Traou revient de Cââââânes... Un an de passé.

***

Pour ravauder mon rapport au temps, je cherche un fil. J'en trouve un et, pleine d'espoir, je le tire : il parle de générations dont je ne suis qu'un maillon, de transmission et de savoir-faire. Ma grand-mère maternelle était couturière avant son mariage, c'est elle qui m'a offert ma machine à coudre. Très jeune, j'ai appris et je savais à quatorze ans monter un tailleur. J'ai repris la couture quand mes enfants sont nés, pour le plaisir de les voir porter des vêtements uniques.

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En cousant pour eux, j'ai l'impression de leur léguer en héritage un peu de la manière de leur arrière-grand-mère et j'ai l'orgueilleux espoir que certains vêtements pourront être à nouveau portés par leurs enfants. Répétition qui cette fois m'enchanterait.

Mes mains se coulent dans des gestes désuets pour laisser en partage un nostalgique souvenir.

***

Soyez les bienvenus  :

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illustrations d'Armelle Modéré, Petit-Cadeau, l'école des loisirs, 2006.

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